THERAPIE PSYCHOMOTRICE – et recherches – n°174/2013

SILENCE DU CORPS…
De l’alternance à la reliance pour favoriser l’émergence d’un devenir sujet

Couv174Bruxelles octobre 2012, date historique pour la psychomotricité en Belgique. Premier congrès international de psychomotricité depuis près de 30 ans. Mais aussi début du nouveau Bachelier paramédical en psychomotricité à partir d’un profil professionnel spécifique.

Ce bachelier harmonise les différentes formations en psychomotricité, existantes pour certaines depuis plus de 40 ans, et ayant déjà permis la reconnaissance de la psychomotricité dans certains secteurs comme la santé mentale, l’enseignement, l’handicap….

Le congrès fut possible grâce au partenariat entre notre Union Professionnelle et le S.N.U.P. (Syndicat National d’Union des Psychomotriciens) représentant de psychomotriciens français. Ce partenariat est né des nombreuses rencontres entre psychomotriciens belges et français. Le S.N.U.P. organise chaque année en France des Journées Annuelles de Thérapie Psychomotrice et ce depuis plus de 40 ans. Organisées pour la première fois en dehors de la France, elles s’inscrivent pleinement dans le développement européen de la psychomotricité.

Au cours des trois jours de congrès, plus de 25 conférences ont été proposées aux 700 participants belges et français. Conférences théorico-cliniques, cliniques et pratiques se sont succédées, abordant la spécificité psychomotrice auprès des différents publics que les psychomotriciens rencontrent.

L’alternance entre des intervenants belges et français a montré la grande proximité existant entre nos deux pays. Si l’histoire psychomotrice a commencé à la même époque, nos deux pays ont pris des chemins différents pour son développement.

En Belgique francophone, elle est née du développement de pratiques psychomotrices spécifiques au sein de professions existantes. Et c’est progressivement que ces pratiques se sont rassemblées au niveau identitaire, à partir de pratiques cliniques et de recherche théorico- cliniques. Le profil professionnel à la base du nouveau bachelier en est le résultat.

En France, la mise en place dès les années 70 d’un diplôme d’état spécifique et ensuite de la définition des actes, a balisé dès le départ le cadre théorico-clinique.

Le congrès a mis en évidence, aux dires de l’ensemble des participants, la grande proximité existante entre nos deux pays lorsque nous partageons notre travail clinique.

Nous avons reçu les textes des intervenants. Ces textes seront publiés dans notre revue « Reliance Psychomotrice » et dans celle du S.N.U.P. « Thérapie Psychomotrice ». Vous pourrez ainsi vous rendre compte concrètement de cette proximité. Le CA de l’U.P.B.P.F. a décidé de publier l’ensemble des textes dans 4 à 5 numéros de notre revue au cours de l’année 2013. Vous trouverez déjà dans ce numéro les quatre premières interventions.

Nous espérons que ce congrès et les multiples conférences qui ont été proposées permettront la consolidation de la spécificité de la psychomotricité en Belgique francophone et apporteront aux formateurs des nouveaux bacheliers un contenu intéressant pour leur formation. Nous espérons aussi que les échanges et les liens entre nos deux pays continueront à se développer et se renforcer. N’hésitez pas à réagir, à vous engager dans l’écriture, dans la transmission de votre expérience clinique.

174 - 01 : Congrès international

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174 - 02 : La psychomotricité de demain au coeur de l'Europe

Françoise GIROMINI
Psychomotricienne, ancienne directrice de l’IFP et professeur associé de l’université Pierre et Marie Curie, faculté de Médecine Pitié-Salpétrière, Paris.

Jean-Pierre YERNAUX
Psychomotricien, formateur d’adultes en psychomotricité, Charleroi, vice-président de l’U.P.B.P.F.

Résumé : 
histoire de la psychomotricité s’est construite progressivement dans la seconde partie du XXème siècle, en France, en Suisse, en Belgique, au Luxembourg, au Danemark, en Italie, en Espagne et au Portugal à partir des nouvelles connaissances en Pédagogie, en Psychologie du développement, en Neuro-psychiatrie de l’enfant, en Philosophie et en Psychanalyse. Dès l’origine les pratiques psychomotrices se sont inscrites dans les domaines éducatif, rééducatif et thérapeutique selon les sensibilités particulières et les projets politiques d’éducation et de santé des différents pays dans les- quels elle s’est développée. C’est pourquoi, pendant un demi-siècle, les chercheurs et les praticiens de la psychomotricité, issus de divers courants de pensée et de diverses pratiques psycho-corporelles n’ont eu de cesse de se rencontrer dans des congrès, d’échanger leurs points de vue quelquefois très opposés, de lier, de relier, sans cesse et toujours ce qui les unissait et ce qui les opposait autour d’une clinique de plus en plus fine. La psychomotricité, dans son essence même constitue le lien qui non seulement unit le corps à l’esprit mais aussi procède du lien social. Nous sommes rassemblés aujourd’hui à Bruxelles pour témoigner de l’évolution de la psychomotricité, de sa vigueur et de sa résistance et aussi pour témoigner de son importance au regard de la politique européenne de la formation des étudiants, de l’unification des diplômes et des pratiques éducatives et de soin, sans pour autant perdre nos particularités culturelles qui fondent la richesse de nos métissages.

Mots clés : 
Corps propre - Temps - Espace - Mouvement - Intersubjectivité - Dialogue tonico-émotionel - Partenaire symbolique - Le Jouer - Expressivité psychomotrice.

174 - 03 : Prendre le temps de se regarder... pour exister

Christine GADISSEUX
Psychologue, thérapeute familial, formatrice en psychomotricité à l’I.E.S. Parnasse-Deux Alice.

Isabelle VANRIE
Kinésithérapeute-psychomotricienne au Centre Arnaud Fraiteur, Bruxelles.

Résumé :
Accompagner des enfants polyhandicapés reste difficile et se mobiliser chaque jour pour les faire progresser provoque dans les équipes des ressentis divers : tension, découragement, émotions intenses. Cette expérience de terrain relatée dans cet article vise à permettre à chacun d’entre nous de ressentir l’extrême richesse de réfléchir à ses propres prises en charge et à vivre ensemble des moments où chacun devient partenaire de jeu.
Lorsque le paramédical prend conscience de sa façon de communiquer, il réalise que face à ces personnes, son sens du professionnalisme prend parfois le dessus sur l’installation d’une relation vraie. Penser à l’enfant, à la structure et au contenu de la séance, prendre le temps de vivre celle-ci dans un plaisir partagé, ouvre des pistes inespérées où chacun se sent exister. Ce déclivage des champs professionnels a aidé chacun à s’ouvrir à l’autre. Au niveau des enfants, cela leur a donné l’opportunité d’initier et de créer des liens mais surtout a donné naissance à l’intersubjectivité.

Mots clés:
Polyhandicap - Pluridisciplinarité - Plaisir partagé.

 

174 - 04 : Sentiers corporels, chemin de rencontre, en unité de soins palliatifs

Isabelle DIARD
Psychomotricienne, USP Hôpital de Luynes, Tours.

En seconde année d’études en psychomotricité, j’ai découvert le mime pantomime avec Mme Gaillard, je l’en remercie. Entre ma seconde et troisième année d’études en psychomotricité, ma professeure de danse contemporaine, notant ma passion naissante pour le mime m’a conseillé un stage de « Mime corporel » (cf. DECROUX) dans le Cantal, avec Claire Hegen, co-directrice avec Yves Marc de la compagnie du Théâtre du Mouvement.

174 - 05 : Dis, est-ce que je suis toujours autiste ?

Trois psychomotriciens autour d'une prise en charge d'enfants présentant des troubles envahissants du développement.

Alain DELVAUX
Éducateur et thérapeute en psychomotricité, Liège.

174 - 06 : Du rêve aux équivalents de rêve dans la vie éveillée...

Hubert BOUTSEN
Pédopsychiatre, thérapeute familial, Service de Santé Mentale de Dinant

174 - 07 : Repérer les particularités sensorielles chez l'enfant. Comment ? Pourquoi ?

Dr P. PHILIPPE
Pédopsychiatre, Centre de ressources autisme, CHU-Ulg, Liège, unité du 1001 Pattes, Saint-Ode.

Dr J.-M. SCHOLL
Centre de Ressources Autisme Liège, CHU, Belgique.

Prof V. DELVENNE
Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola, Bruxelles, Belgique.

174 - 08 : Autisme et psychomotricité

En reprenant la phrase d’Ajuriaguerra « notre corps n’est rien sans le corps de l’autre » Fabien Joly pense que l’autisme pourrait être au fond, tout au long du développement, la représentation prototypique de ce que serait notre corps sans le corps de l’autre dans ses dimensions subjectives comme instrumentales et fonction- nelles... Extrait de l’article « Des troubles psychomoteurs précoces dans l’autisme

à une vision psychomotrice de l’autisme » A.N.A.E. N° 104-105 Nov- Déc 2009.
Mon intention est de vous montrer comment en étant en relation corporelle avec un enfant autiste, le « jouer-avec », peut lui permettre de s’ouvrir à l’autre. Ce document vidéo suivi d’un power-point relate l’aide individuelle apportée

à un enfant autiste suivi durant 2 ans et 7 mois, et des liens que j’ai pu faire avec la grille de développement réalisée par G. Haag : « Les Grandes Etapes de la Formation du Moi corporel ».
Article paru dans « IN Revista de Electronica de Investigacion e Innovacion Educativa y Socioeducativa del ICE » Universitat des les Illes Balears - Sept 2012.

174 - 09 : La pratique psychomotrice, une voie privilégiée de traitement de l'autisme ?

Annette BAUER
Psychomotricienne - Formatrice à l’Ecole Belge de Pratique Psychomotrice Aucouturier - Membre actif de l’Asefop - Formatrice en Pratique Psychomotrice à Saïgon (Vietnam) - Professeur dans l’Enseignement Supérieur.

Résumé :
En reprenant la phrase d’Ajuriaguerra « notre corps n’est rien sans le corps de l’autre » Fabien Joly pense que l’autisme pourrait être au fond, tout au long du développement, la représentation prototypique de ce que serait notre corps sans le corps de l’autre dans ses dimensions subjectives comme instrumentales et fonction- nelles... Extrait de l’article « Des troubles psychomoteurs précoces dans l’autisme à une vision psychomotrice de l’autisme » A.N.A.E. N° 104-105 Nov- Déc 2009.
Mon intention est de vous montrer comment en étant en relation corporelle avec un enfant autiste, le « jouer-avec », peut lui permettre de s’ouvrir à l’autre. Ce document vidéo suivi d’un power-point relate l’aide individuelle apportée à un enfant autiste suivi durant 2 ans et 7 mois, et des liens que j’ai pu faire avec la grille de développement réalisée par G. Haag : « Les Grandes Etapes de la Formation du Moi corporel ».
Article paru dans « IN Revista de Electronica de Investigacion e Innovacion Educativa y Socioeducativa del ICE » Universitat des les Illes Balears - Sept 2012.

Mots clés : 
Autisme - Développement - Psychomotricité - Corps en relation - Plaisir partagé.

174 - 10 : Chantons et jouons, comptons et berçons.... en émergeront peut-être, s'y renoueront sûrement les regards mère-enfant

Anne TAYMANS
Psychomotricienne, Formatrice, Kinésithérapeute

174 - 11 : Une approche psychosomatique de l'hyperactivité

Anne GATECEL
Psychomotricienne, psychologue clinicienne, directrice IFP Pitié-Salpêtrière, Université Pierre et Marie Curie, Paris.

174 - 12 : A l'écoute du corps du bébé une lecture psychosomatique

Marc RODRIGUEZ
Psychomotricien - Psychologue clinicien - Docteur en psychologie - Responsable pédagogique du DU « Initiation à la Recherche Clinique en Psychomotricité ». Université Pierre et Marie Curie.

Résumé : 
L'investissement du corps, et plus particulièrement de la sensori-motricité sont des indicateurs précieux du délicat travail de psychisation que le bébé doit opérer. Ce travail est un vecteur de protection contre d’éventuelles désorganisations somatiques. A partir des éléments issus de la clinique psychomotrice auprès du bébé et de la recherche l’auteur propose une lecture des indicateurs corporels de ce travail de psychisation. A partir de ces éléments, sera discutée la place spécifique du psychomotricien dans les dispositifs de soins auprès des bébés.

Mots clés : 
Bébé - Psychomotricité - Psychosomatique - Sensori-motricité - Somatisations précoces.

174 - 13 : Quand le corps parle de soi-même... et à l'autre

Françoise GIROMINI
Psychomotricienne, ancienne directrice de l’IFP et professeur associé de l’université Pierre et Marie Curie, Pitié-Salpétrière, Paris.

Benoit LESAGE
Docteur en Sciences humaines, médecin, danse-thérapeute.

Résumé :
Le psychomotricien, dans sa formation corporelle professionnelle expérimente ce qu’il en est de sa structure corporelle, de sa fonction tonique, de sa posture, de son organisation praxique, de son corps engagé dans l’action et de sa réceptivité aux flux sensoriels. En expérimentant sa faculté à imiter, à créer avec l’autre et pour l’autre, il développe un phénomène de distanciation entre le vécu corporel et la repré- sentation de celui-ci. La médiation corporelle peut aussi être envisagée comme acte créateur dans la mesure où le sentiment d’identité se construit à partir de l’imitation de l’autre dans une sorte de « jeu du faire semblant comme si c’était vrai » qui est également le prélude à la mise en place du langage et par conséquent le support des représentations symboliques. Cette distanciation structurelle constitue la spécificité de l’identité corporelle du psychomotricien. Dans la pratique clinique (mais aussi psychopédagogique) nous proposons des expériences structurantes, ce qui implique de notre part une écoute, mais aussi d’être nous-mêmes structurés. Dans ce processus nous ne sommes pas de simples récepteurs puisqu’elle instaure un miroitage qui offre au partenaire l’espace et l’appui nécessaires pour reconnaître, sonder, orienter et élaborer son vécu. Dans l’accordage qui s’en suit, nous visons à faire parler et nous parlons aussi ; se met en place un dialogue corporel qui se veut structurant, informant. Le corps parle de ça, avec ça et comme ça. Il apparaît comme matrice qui informe le psychisme, et celui-ci fait retour et l’affecte.

Mots clés : 
Médiation corporelle - Miroir - Psychocorporel - Ecoute - Structures - Psychosomatique - Empathie.

174 - 14 : "Dans le silence, je m'engage..."

Judith KAZMIERCZAK
Psychomotricienne, danseuse contemporaine, formatrice en psychomotricité, Liège.

Résumé : 
Le psychomotricien entretient un silence intérieur ». Tel un orfèvre, il cisèle son espace interne pour l’élaguer de pensées parasites empêchant la disponibilité d’écoute de l’autre. Mais pour arriver à ce dénuement riche de la place accordée au patient, le psychomotricien traverse des moments de doute traduisant l’ampleur de son incomplétude. Le travail sur soi est un passage incontournable pour accéder à l’humilité de la rencontre thérapeutique. En tant que danseuse-psychomotricienne, il m’est venu l’idée de raconter ce parcours d’engagement dans le silence, sous forme d’une présentation corporelle. Une danse sobre, sans musique, avec des mouvements simples d’où perleraient progressivement de courtes phrases, pensées en compte-gouttes au gré des émotions vécues...

Mots clés : 
Danse- Alternance du geste et du verbe - Engagement corporel - Travail intérieur - Incomplétude.

174 - 15 : Se dire à son rythme - Séances de psychomotricité pour enfants de un an à deux ans et demi, accompagnés de leurs parents

ASBL ANJOUAN
Association de psychomotriciens, Liège

Séances parents enfants à l'asbl. Anjouan

174 - 16 : La thérapie psychomotrice auprès de patients psychiatriques adultes : la face cachée de cette thérapie

Michel PROBST
Docteur en réhabilitation et kinésithérapie, thérapeute en relaxation et psychomotricité, professeur en Réhabilitation Mentale, KU Leuven. Centre Univ. Psychiatric, campus Kortenberg, Belgique.

Amber de HERDT & Katrijn VAN AKEN
Département Science de Réhabilitation, KU Leuven, Belgique.

Johana MONTHUY-BLANC
Université du Québec à Trois-Rivières, Québec, Canada.

174 - 17 : Quand paroles et silence se percutent !

Monique PERRIER GENAS
Textes de Monique PERRIER GENAS, psychomotricienne, enseignante à l’ISTR Lyon.

Carole GENTIL
Mise en scène Carole GENTIL, comédienne/scénographe.

Des séquences de vie d'un vieux monsieur atteint de maladie d'Alzheimer dans un service  gériatrique de long séjour....

174 - 18 : De l'alternance à la reliance pour favoriser l'émergence d'un devenir sujet

 

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174 - 19 : "Les yeux de Camille"

Catherine POTEL
Psychomotricienne, thérapeute en relaxation Sapir, enseignante à l’IFP Pitié Salpétrière, Université Pierre et Marie Curie, fondatrice et formatrice de l’association Vivre l’eau, Paris.

Résumé : 
Camille est une jeune fille de 18 ans. Elle vient me voir à mon cabinet privé, adressée par le psychiatre de la clinique où elle est hospitalisée, pour un travail de relaxation. Camille ne parle pas. Son corps rigide est immobile. Seuls ses yeux disent une attente. Mais quelle attente ? Sybille est une petite fille de 11 ans, aux portes de l’adolescence. Son corps bouge dans tous les sens, telle une tige flexible soumise au moindre coup de vent. Et elle parle... trop... comme obligée. Souvent, Sybille se casse, et ses pansement ou ses plâtres sont autant de demandes. Mais quelle demande ? Entre Sybille et Camille, aucun lien si ce n’est ce que j’ai ressenti, cette angoisse de n’être pas à la hauteur, la peur de ne pas savoir faire. Puis, ce moment de saisissement quand quelque chose advient, imprévu, dans le mouvement psycho corporel qui se produit dans la rencontre thérapeutique. Sybille, Camille... au travers de ces deux cas cliniques, je tenterai d’évoquer ce silence dont est tissé le lien entre les patients et le thérapeute, un silence parfois angoissant que le corps comble, à sa façon très énigmatique. Un silence qui va devenir plein, en tout cas on l’espère, car chargé d’affects et d’émotions partagées. Le risque de la thérapeutique psychomotrice est cela même qui fait notre spécificité : notre implication corporelle. Personne n’est à l’abri d’une hyperactivité thérapeutique interventionniste quand l’angoisse est là. Or le psychomotricien a un outil, c’est sa capacité à être présent dans son corps, quand cette présence est faite de subjectivité psychique. « Les yeux de Camille », ça parle de ça.

Mots clés : 
Relaxation - Observation psychomotrice - Corps.

174 - 20 : CHUT... Le corps parle !

Odile GAUCHER-HAMOUDI
Psychomotricienne dans l’unité des Troubles des Conduites Alimentaires du CHU de St Etienne, enseignante à l’IFP de Lyon, membre du conseil d’administration de l’Association de Réflexion et de Recherche Clinique en Psychomotricité de Lyon.

Résumé : 
Nombreux sont les patients anorexiques pour qui l’intellectualisation vient les défendre de leur souffrance. En psychomotricité l’essentiel du projet de soin est alors de progressivement atténuer ce clivage corps/psyché entretenu par le déni de leur maladie et de leur corps. Taire les mots pour se mettre à l’écoute des maux et les parler ensuite dans une parole incarnée demande du temps. Le soin d’Anna est une longue histoire ponctuée par plusieurs moments de consultations et d’hospitalisations complètes reliées par quelques tentatives d’hospitalisation de jour. Durant toutes ces périodes, les entretiens avec son psychiatre référent et les séances de psychomotricité se sont déroulés dans la continuité. Son cheminement dans le soin montre comment dans sa durée et avec le tissage progressif de notre relation de confiance Anna a peu à peu lâché ses défenses pour s’apprivoiser. Aujourd’hui Anna a enfin retrouvé un poids normal, mais elle ne s’aime pas beaucoup. Par contre elle sait qu’elle peut trouver dans nos séances ce reflet miroir d’elle plus positif qui la porte et l’invite à découvrir et apprécier sa féminité.

Mots clés :
Anorexie mentale - Alexithymie -Silence - Emotions.

174 - 21 : Paroles du corps et attachements

Béatrice BOYENS
Thérapeute psychomotricienne, en privé, au CHR de Liège, cellule maltraitance et pédopsychiatrie et formatrice en psychomotricité au CPSE et Helmo de Liège.

174 - 22 : Quand le silence permet une écoute du corps, quand le retour au calme aide le patient porteur de la maladie de Huntington à retrouver la maîtrise de ses mouvements

Chantal DUTEMS CARPENTIER
Psychomotricienne, Hôpital Henri Mondor Créteil.

174 - 23 : Silence, schizophrénie et thérapie psychomotrice

Véronique DEFIOLLES-PELTIER
Psychomotricienne. CH Montperrin Aix en Provence, chargée de cours à l’ISRP Paris - Marseille et Université Paris VI.

174 - 24 : Paroles chevillées au corps "Lorsque l'on a perdu le langage"

André BRANDILY
Psychomotricien, France.

175 - 25 : La psychomotricité en Belgique francophone

Jean-Pierre YERNAUX
Chargé des relations extérieures à l’UPBPF.

La reconnaissance d'une formation spécifique pour le psychomotricien